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  • 2/12/2012
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Un homme en quête de la vérité scientifique

parviz shahriãri

   Né en 1926 à Kermãn dans une famille pauvre de paysans sans terre et d’artisans, Parviz Shahriãri eut très tôt l’expérience de la difficulté de la vie et de la douleur. Son père étant mort jeune, lui et son frère cadet, Hormoz se voient très tôt forcés de travailler pour vivre.

Cependant, le travail ne l’empêcha pas sur l’insistance de sa mère qui travaillait elle aussi et par soif d’apprendre, de terminer ses études primaires, puis d’entrer au lycée technique de Kermãn. Il poursuivit ensuite ses études en licence à Téhéran, d’abord à l’Ecole supérieure technique, puis à l’Université de Téhéran en mathématiques.

   Il traduit son premier livre, Histoire du calcul de René Taton (publiée en français en 1946 dans la collection Que sais-je?). Cet ouvrage fut publié par les éditions Amir Kabir en 1951. Il écrivit également son premier ouvrage, Le mouvement de Mazdak et de ses disciples, publié en 1948.

   Outre la langue française qu’il avait apprise avant et qui était alors la langue étrangère enseignée à l’Université de Téhéran, il apprit le russe. Il se lança dans le journalisme et se mit à traduire et à écrire des articles en divers domaines. Il a beaucoup traduit du russe au persan durant cette période, en particulier des ouvrages scientifiques.

   A côté de cette activité de traduction, d’écriture et d’enseignement, il fonda ou cofonda plusieurs lycées et écoles supérieures, dont le célèbre groupe didactique Khãrazmi pour les garçons et Marjãn pour les filles. Il a surtout fondé, conjointement avec Hussayn Golgolãb (botaniste et chansonnier), et ’Abdolkarim Gharib (géographe), l’Ecole Supérieure Scientifique d’Arãk, en 1974, où il a lui-même enseigné quelques années.

Finalement, Parviz Shahriãri fut un homme toujours en quête perpétuelle de la vérité scientifique, et cherchant à promouvoir la culture scientifique et une meilleure formation pour la jeunesse. A ce titre, il rédigea et collabora surtout à la rédaction de nombreux manuels scolaires et universitaires. Il fut également parmi les fondateurs des éditions Khãrazmi, l’une des maisons d’édition les plus influentes dans l’histoire culturelle iranienne.

   Outre des revues spécialisées comme La Parole Scientifique et technique, L’Espace, Réconciliation avec les mathématiques, Connaître les mathématiques, Connaître le savoir, dont il fut le rédacteur en chef, il a publié des revues générales et culturelles Tchista, qui paraît depuis 1980, et Le Savoir et les Gens, depuis 2000. En 2005, il créa la Fondation culturelle de Parviz Shahriãri, à laquelle il dédia sa bibliothèque personnelle.

Ses honneurs et distinctions sont, comme ses œuvres et contributions, innombrables. Mais parmi ses décorations les plus éminentes, nous pouvons citer le titre de Docteur honoris causa qui lui fut remis en 2002 par l’Université Shahid Bãhonar de Kermãn. En 1966, il reçut la haute médaille scientifique de la main de Parviz Nãtel Khãnlari (Ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur à l’époque).

Source: Hãjisãdeghi, Une vie…; Souvenirs de Monsieur Parviz Shahriãri, Téhéran, éditions Kouchak, automne 2003.

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