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  • 29/12/2012
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Le voile chez la femme juive

annie jaubert

   Il est intéressant de constater qu’à l’heure où la société athée se montre de plus en plus intolérante envers le Hijãb des femmes musulmanes, qu’elle assimile à une servitude humiliante, les traditions religieuses monothéistes ont en commun d’appeler la femme à conserver une tenue pudique et modeste afin de se protéger elle-même, ainsi que la société, du regard des hommes.

Ce bref exposé à propos du port du voile est nécessaire car le sujet concerne à la fois le texte de la première épitre aux Corinthiens de Paul (11,2-16) et permet d’illustrer la place des femmes dans la société et dans le culte.

   Le voile faisait partie de la tenue des femmes palestiniennes qui se composait certainement d’une tunique longue et colorée, d’une ceinture et du voile qui descendait jusqu’aux joues (Botero J. 1965, 232). Ce dernier avait plusieurs significations dans le contexte du Proche-Orient ancien. Il montrait qu’une femme était mariée, qu’elle appartenait à quelqu’un et la protégeait ainsi de la convoitise des autres hommes. Une femme sortait rarement en public et ce encore moins sans un voile. De plus, les cheveux avaient une valeur érotique semblable à la poitrine. Ces deux parties du corps étaient, parfois, mises en parallèle. Annie Jaubert mentionne un commentaire rabbinique du livre des Nombres 5,18 qui veut qu’une femme accusée d’adultère doive détacher ses cheveux et dévoiler sa poitrine; ce supplice assure la honte de la condamnée (Jaubert A. 1972, 425)

Il faut donc que la femme cache sa chevelure qui séduit les hommes. La coiffure était encore un signe de décence, de propreté et l’expression de la classe sociale.

Sources:

Cite-catholique.org

Systasis.org

Article Relatif:

«J’ai supporté les offenses, mais j’ai conservé mon voile» (2)

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