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L’homélie 26 de Saint Jean Chrysostome sur le couvrement de la femme 

jean chrysostome

   Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana. Il a été archevêque de Constantinople et l’un des pères de l’Église grecque. Son éloquence est à l’origine de son surnom de «Chrysostome» (en grec ancien chrysóstomos, littéralement «Bouche d’or»). Cependant, sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à la mort. C’est un saint et un docteur de l’Église catholique romaine, de l’Église orthodoxe et de l’Église copte.

   Jean Chrysostome explique ici le sens de l’Epitre aux Corinthiens cité de Paul de Tarse en ces termes dans l’homélie 26:

«Peut-être ici soulèvera-t-on la question de savoir quel mal c’était aux femmes de se découvrir la tête, aux hommes de se la couvrir; écoutez les raisons, et comprenez-les. L’homme et la femme ont reçu un grand nombre de caractères différents: l’un, ceux du commandement; l’autre, ceux de la sujétion. Une de ces marques, c’est que la femme ait la tête couverte, que l’homme ait la tête nue; donc, si tels sont leurs signes, ils pêchent tous les deux contre l’ordre, contre le précepte divin; ils franchissent les limites qui leur ont été (466) fixées; l’un s’abaisse à la faiblesse de la femme; l’autre usurpe la dignité du mari. En effet, il ne leur est pas permis de changer de vêlement; la femme n’a pas le droit de porter la chlamyde; l’homme ne doit pas prendre le bandeau ni le voile. «Une femme ne prendra point un habit d’homme, et un homme ne prendra point un habit de femme». (Deutéronome. XXII, 5.)

   A bien plus forte raison, les caractères de la tête doivent-ils être conservés; car les formes différentes sont d’institution humaine, quoique Dieu, plus tard, les ait confirmées. C’est une loi naturelle qui ordonne d’avoir ou de n’avoir pas la tête couverte. Il est bien entendu que quand je parle de nature, je parle de Dieu; car c’est lui qui a fait la nature. Eh bien, voyez quels grands maux résultent de ce que vous bouleversez la nature; et ne me dites pas que le péché est petit; il est grand en soi, car c’est la désobéissance. Serait-il petit en soi, il deviendrait grand, parce qu’il y a là un symbole de choses importantes. Que ce soit un grand symbole, c’est ce qui résulte du bel ordre qui se manifeste, par là, au milieu des hommes: d’une part, le commandement, de l’autre la sujétion, marqués dans le costume qui convient à chaque état. La transgression, ici, confond tout, répudie les dons de Dieu, foule aux pieds l’honneur qui vient d’en-haut; et ce n’est pas l’homme seulement qui est coupable, mais la femme aussi; car, assurément, son plus grand honneur, c’est de se tenir au rang qui lui est propre; sa honte, c’est de s’en écarter. Aussi, à propos de l’un et de l’autre:

«Tout homme qui prie, ou qui prophétise», dit l’apôtre, «ayant quelque chose sur la tête, déshonore sa tête: mais toute femme qui prie, ou qui prophétise, n’ayant point la tête couverte d’un voile, déshonore sa tête».

Sources:

Cite-catholique.org

Systasis.org

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