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  • 9/2/2013
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Le bilan mortel de l’expérience de 1951

cia

   En tout, durant cette semaine de 1951, ce sont au moins cinq morts, plus de trente personnes hospitalisées et près de trois cents malades qui sont frappés par un mal mystérieux. Au programme: hallucination collective, scènes de folie et légère paranoïa. Pour preuve, le magazine ressort des archives une anecdote étrange: "le 24 août [..], un homme saute du deuxième étage de l’hôpital en hurlant: “Je suis un avion.”‌ Les jambes fracturées, il se relève et court cinquante mètres sur le boulevard avant qu’on puisse le rattraper".

   Un journal français écrivait à l’époque des événements bizarres: «Ce n’est ni du Shakespeare, ni de l’Edgar Poe. C’est hélas la triste réalité tout autour de Pont-Saint-Esprit et de ses environs, où se déroulent des scènes d’hallucinations terrifiantes. Ce sont des scènes tout droit sorties du Moyen Âge, des scènes d’horreur et de pathos, pleines d’ombres sinistres.»

Le magazine étasunien Time, dont l’éditeur Henry Luce était étroitement lié aux activités de propagande de la CIA dans les années 50, écrivait: «Parmi les affligés, grandissait le délire : les patients se débattaient sauvagement sur leur lit, en hurlant que des fleurs rouges s’épanouissaient sur leur corps, que leurs têtes se transformaient en plomb fondu. L’hôpital de Pont-Saint-Esprit a signalé quatre tentatives de suicide.»

La thèse de l’expérience menée par la CIA confirmée

   Pendant longtemps, les médecins et scientifiques qui se sont penchés sur ce phénomène ont opté pour "la maladie de l’ergot de seigle", un champignon qui entre donc directement dans la fabrication du pain. Sa dernière apparition a eu lieu en France au XVIIIème siècle. Mais l’enquête de Hank Albarelli dans son livre publiée fin 2009 écarte donc cette thèse...pour préférer celle d’un empoisonnement volontaire au LSD dans le cadre du projet MKULTRA mené par la CIA. Le LSD, fabriqué par l’industrie voisine Sandoz, aurait été introduit dans le pain après avoir été cuit.

C’est à ces recherches confidentielles soutenues par la CIA que travaille Frank Olson au sein du SOD (Special Operations Department), à Fort Detrick. Parmi les documents obtenus par Albarelli, le premier retranscrit une conversation entre un agent de la CIA et le représentant américain du laboratoire Sandoz. Ce dernier insiste pour évoquer le “secret de Pont-Saint-Esprit”‌ et explique à son interlocuteur qu’il ne s’agissait nullement d’ergot mais de diéthylamide (le D de LSD).

   Albarelli entre en contact avec des anciens de l’armée ou de la CIA qui ont cotoyé Frank Olson. Deux d’entre eux, “Albert”‌ et “Neal”‌, lui expliquent, sous couvert d’anonymat, que l’histoire de Pont-Saint-Esprit relève d’une opération conjointe du SOD et de la CIA. Mais lorsqu’il demande si d’autres services secrets, par exemple français, ont participé à l’expérience, il n’obtient qu’un silence.

Sources:

Wikipedia.fr

Blogs.lesinrocks.com/droguesnews/index.php/tag/lsd-etats-unis-cia-armee

Planeterevelation.fr

Aterriblemistake.com

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