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  • 17/9/2013
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Le terrain de la société islamique et de sa doctrine sociale

l’economie islamique

   Le terrain, ou le sol, de la société islamique et de sa base doctrinale est composé des éléments suivants:

1- Le dogme: c’est la base centrale de la pensée en Islam, qui détermine la vision principale de l’homme, de l’univers en général.

2- Les conceptions qui reflètent le point de vue islamique sur l’interprétation des choses à la lumière de la vision générale que la doctrine cristallise.

3- Les sentiments et les sympathies que l’Islam entend propager et développer à côté desdites conceptions. Car la conception, en tant qu’une idée islamique d’une réalité donnée, fait exploser dans l’âme du Musulman un sentiment particulier envers la réalité en question et détermine sa tendance sentimentale envers elle (la réalité). Ainsi, les sentiments islamiques sont engendrés par les conceptions islamiques, lesquelles sont à leur tour formulées à la lumière de la Doctrine islamique fondamentale. Prenons-en un exemple dans la crainte révérencielle (Taqwâ). C’est au sein de la Doctrine de l’Unicité que naît la conception islamique de la crainte révérencielle, conception selon laquelle la crainte révérencielle est le critère de la dignité et de la distinction préférentielle entre les êtres humains. C’est de cette conception que naît un sentiment islamique envers la crainte révérencielle et les hommes pieux (ceux qui éprouvent la crainte révérencielle), un sentiment de révérence et de respect.

Ce sont ces trois éléments: la doctrine, les conceptions et les sentiments, qui s’associent pour former le terrain sain de la société.

   Puis, après le terrain, vient le rôle de la formule islamique générale de la vie, en tant qu’un tout indivisible qui s’étend vers toutes les branches de la vie. C’est seulement lorsque la société islamique complète son terrain et sa formule générale que nous pouvons attendre de l’Economie islamique qu’elle accomplisse sa mission unique dans la vie économique, d’assurer à la société les facteurs du bonheur et du bien-être, et de nous permettre d’en cueillir les meilleurs fruits. Quant à attendre du grand message islamique qu’il réalise tous ses buts dans l’un des aspects de la vie, au cas où ce message viendrait à être appliqué dans cet aspect séparément de toutes les autres branches de la vie, ce serait une grossière erreur, car les corrélations qui existent entre les différents aspects du plan islamique grandiose de la société, rendent ce plan pareil à un plan dessiné par un architecte des plus habiles pour la construction d’un bâtiment merveilleux, plan qui ne peut refléter la beauté et la merveille voulues par l’architecte que s’il est appliqué entièrement. Et si nous suivions ledit plan pour construire une partie du bâtiment, nous ne pourrions nous attendre à ce que cette partie soit conforme à la volonté de l’architecte dans son élaboration du plan en tant que tout. Il en va de même pour le plan islamique. En effet, l’Islam a établi une voie qui lui est propre. Il en a fait l’instrument complet du bonheur de l’humanité, à condition que cette voie islamique grandiose soit suivie dans un milieu islamique conforme, dans son existence, ses pensées et toute son entité, à la règle de l’Islam, et qu’elle (cette voie) soit suivie entièrement, en tant qu’un tout complet dont les parties sont complémentaires et inséparables. Car isoler toute partie de la voie islamique de son milieu et des autres parties, équivaut à son isolement des conditions dans lesquelles elle peut réaliser son but idéal.

Ce qui est dit ici ne constitue pas un reproche fait aux directives islamiques, ni une sous-estimation de leur compétence et de leur capacité à diriger la société. Il s’agit de noter seulement que ces directives ne portent leurs fruits que lorsque les conditions qu’elles exigent sont réunies.

Source: AL-SADR. Mohammed Bãqir, Notre économie, Traduit de l'arabe et édité par Abbas Ahmad Al-Bostani, éd. La cité du savoir, Canada.

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