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  • 7/10/2013
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Les intérêts naturels et sociaux de l’homme dans l’économie islamique

homme

Les intérêts naturels

   Si nous observons les intérêts naturels de l’homme, tels que la préparation de médicaments contre la tuberculose, nous remarquerons que l’humanité a été munie de possibilités de se les procurer. L’humanité possède une faculté intellectuelle par laquelle elle peut percevoir les phénomènes de la nature et les intérêts qu’ils renferment. Cette faculté, bien qu’elle se développe lentement à travers l’Histoire, chemine sur une ligne complète à la lumière de l’expérience et de nouvelles expérimentations. Plus cette faculté se développe, plus l’homme devient capable de percevoir ses intérêts et de connaître les avantages qu’il peut obtenir de la nature.

Outre cette faculté intellectuelle, l’humanité est dotée d’une motivation personnelle qui assure son impulsion pour ses intérêts naturels.

   Les intérêts naturels de l’homme rencontrent l’impulsion personnelle de chaque individu. L’obtention des médicaments, par exemple, ne constitue pas un intérêt pour un individu à l’exclusion des autres, ni une utilité pour un groupe à l’exclusion des autres. La société humaine est toujours poussée à s’assurer les intérêts naturels par les motivations personnelles des individus, lesquelles motivations s’accordent toutes sur la nécessité de ces intérêts, en tant qu’utilité personnelle pour tous les individus.

   Ainsi nous apprenons que l’homme est constitué, psychologiquement et intellectuellement, d’une façon particulière qui le rend capable de s’assurer les intérêts naturels et de compléter cet aspect de sa vie à travers son expérience de la vie et de la nature.

Les intérêts sociaux

   Quant aux intérêts sociaux, ils dépendent à leur tour, comme nous l’avons vu, de la perception par l’homme de l’organisation sociale qui lui convient, et de la motivation psychologique pour cette organisation et son exécution. Dans quelle mesure l’homme remplit-il ces deux conditions nécessaires pour assurer ses intérêts sociaux ? Est-il doté de la faculté intellectuelle de percevoir ses intérêts sociaux et de la motivation qui le pousse à les réaliser, comme c’est le cas pour ses intérêts naturels?

Examinons la première condition, et notons à cet égard qu’il est courant de dire que l’homme ne peut pas percevoir l’organisation sociale qui lui assurerait la satisfaction de tous ses intérêts sociaux et s’adapterait à sa nature et à sa constitution générale, car il est incapable de comprendre la situation sociale dans toutes ses caractéristiques, et la nature humaine dans tout son contenu.

   Les adeptes de cette idée en concluent que le système social doit être élaboré pour l’humanité et que l’on ne peut pas laisser celle-ci élaborer elle-même ce système, son savoir étant limité, et ses capacités intellectuelles incapables de sonder tous les secrets de la question sociale. Et c’est sur cette conclusion qu’ils asseyent leur preuve de la nécessité de la Religion pour la vie de l’homme, et du besoin de l’humanité de Messagers et de Prophètes, puisque ceux-ci sont capables, par le truchement de la Révélation, de déterminer les vrais intérêts de l’homme dans sa vie sociale, et de les montrer aux gens.

   Mais à notre avis, le problème apparaît plus clairement lorsque nous traitons de la deuxième condition. Le point essentiel n’est pas: comment l’homme perçoit-il les intérêts sociaux? Mais: comment cet homme est-il poussé à les réaliser et à organiser la société de manière à les assurer? Le fond du problème est que l’intérêt social ne concorde pas, dans la plupart des cas, avec la motivation personnelle, car il s’oppose aux intérêts particuliers des individus. En effet, la motivation personnelle qui assurait l’impulsion de l’homme pour les intérêts naturels de l’humanité n’a pas la même attitude vis-à-vis de ses intérêts sociaux. Ainsi, alors que la motivation personnelle amène l’homme à tenter de trouver un remède servant l’intérêt de tous les individus, cette même motivation personnelle contrecarre la réalisation de beaucoup d’intérêts sociaux et empêche de trouver, ou d’exécuter, l’organisation qui garantit ces intérêts.

Source: AL-SADR. Mohammed Bãqir, Notre économie, Traduit de l'arabe et édité par Abbas Ahmad Al-Bostani, éd. La cité du savoir, Canada.

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