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  • 14/12/2013
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La fête de Norouz dans la Perse antique (2)

norouz

Traduit par Jean d’Agape

   L’importance de cette fête est visible sur les reliefs de Persépolis et dans les œuvres littéraires en persan et en arabe, notamment dans le livre «Athar-ol-Baqia» d’Abu Reyhãn Biruni (décédé en 440 de l’Hégire) qui écrit qu’il s’agit du premier jour du mois de Farvardin, c'est-à-dire le début de l’année, et des cinq jours suivant qui sont fêtés.

Malgré des divergences des chercheurs sur l’origine de cette journée, il semble que les Aryens qui émigrèrent vers les plateaux iraniens aux frontières de la Mésopotamie, divisèrent l’année en deux parties, qui débutaient l’une, par le Norouz, l’autre par le Mehregãn, c'est-à-dire les deux équinoxes, et étaient l’occasion de festivités spéciales. Certains chercheurs pensent que ces fêtes existaient avant l’arrivée des Aryens.

   Les Iraniens accordent une grande importance à cette fête qui a survécu des millénaires et a été reconnue par les différentes ethnies et religions qui sont apparues dans cette région du monde.  

Abu Reyhãn Biruni écrit: «L’année pour les Perses, a quatre saisons qui avaient chacune leur fête dont la date variaient les années bissextiles. Une de ces fêtes était celle de Norouz qui durait cinq jours, qui était la fête du peuple et la fête des rois, et commençait à partir du 21 mars.

   Les grandes familles iraniennes, des Samanides aux rois safavides, ont tous cherché à préserver ces fêtes nationales  et en respecter les rites.  A l’époque des safavides, les fêtes de Norouz, ont été appuyées par les hadiths cités par l’Allãmeh Majlessi qui mériteraient une étude spéciale.  Il semble qu’à cette époque comme actuellement, la fête de Norouz ait pris une tournure religieuse dont il est difficile de distinguer les éléments antiques et les éléments islamiques.

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