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L’eau et la culture islamique (2)

eau

   Sheikh Tabarsi (1073-1153), un commentateur classique du Coran, présente une exégèse différente de ce verset coranique: «Ce verset signifie que le Trône et l’eau existaient avant la création du ciel et de la terre, et que Dieu Tout-Puissant maintenait l’eau ailleurs que dans sa place actuelle.» [1]

L’Islam enseigne que le but final de la vie humaine est le rapprochement menant à l’union de l’âme à Dieu et la perfection spirituelle.

   Par conséquent, toutes les activités humaines doivent s’organiser de façon à ce que l’homme parcoure le droit chemin qui le mène vers le but suprême de son existence. Les liens avec la nature et les éléments naturels chargés de significations symboliques peuvent lui servir de guides ou d’instruments de connaissance. Selon les enseignements de l’Islam, la leçon que l’homme peut tirer du cycle de la vie et du mouvement perpétuel de la nature est que dans son ensemble, l’univers des objets et de la matière obéit au principe du perfectionnement, et que l’ensemble de ses composantes s’entraident en vue de ne pas sortir de l’orbite déterminé pour chacune d’elles. ’Allãmeh Tabãtabã’i écrit: «Au-delà des lois qui gèrent l’existence propre de chaque phénomène indépendamment des mouvements des autres phénomènes, chaque chose de cet univers suit l’orbite que les autres éléments lui fixent dans le cadre d’un mouvement général. Si une chose déviait de son chemin, son détournement affecterait l’ordre qui gère le mouvement du système dans sa totalité. Cela veut dire que chaque chose est totalement engagée dans le système des causes et des effets. Lorsqu’un élément risque de dévier de son orbite, les autres composantes de cet univers de causes et d’effets interviennent pour rééquilibrer le système et remettre l’élément dévié dans l’orbite qui lui convient. Si l’élément qui a dévié de son chemin résistait encore à cet arrangement, les forces destructrices de la nature l’élimineraient du système. C’est l’une des lois fondamentales de la nature.» [2]

En outre, ’Allãmeh Ja’fari évoque qu’avant l’ère de la modernité, toutes les religions et les écoles de pensées croyaient d’une manière ou d’une autre en l’existence de ce mouvement général de l’univers vers le perfectionnement et le progrès. Avant l’ère de la modernité, le regard que l’homme portait sur la nature était donc conforme à la vision des religions et aux qualités et valeurs symboliques attribuées aux éléments naturels. [3]

Notes:

[1] Tabarsi, Abou ‘Ali Al-Fazl ibn Al-Hussayn, Tafsir Majma’ Al-Bayãn, vol. 12, éd. Farahãni, Téhéran, 1971, p. 13.

[2] Tabãtabãi, Sayyed Mohammad Hussayn, Tafsir Al-Mizãn, vol. 20, éd. Mohammadi, Téhéran, 1984, p. 14.

[3] Ja’fari, Mohammad Taghi, Commentaire, critique et analyse du Masnavi, éd. Eslãmi, Téhéran, 1984, pp. 357-375.

Sources:

[1] Tabarsi, Abou ‘Ali Al-Fazl ibn Al-Hussayn, Tafsir Majma’ Al-Bayãn, vol. 12, éd. Farahãni, Téhéran, 1971.

[2] Tabãtabãi, Sayyed Mohammad Hussayn, Tafsir Al-Mizãn, vol. 20, éd. Mohammadi, Téhéran, 1984.

[3] Ja’fari, Mohammad Taghi, Commentaire, critique et analyse du Masnavi, éd. Eslãmi, Téhéran, 1984.

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