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  • 29/10/2014
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L’art islamique sous les Omeyyades (661-750)

la grande mosquée de damas

    La période omeyyade est souvent considérée comme la période formative de l’art en Islam. Certains chercheurs en art islamique s’autorisent même à dire que c’est sous le califat des Omeyyades que l’art musulman détermina les grandes lignes de son esthétique propre, étala son identité et précisa ses fonctions spirituelles et sociales.

   Même si l’arabe devint la langue officielle et l’Islam la religion principale des divers pays unifiés sous la dynastie Omeyyade, ces derniers gardèrent leurs propres méthodes architecturales pré-établies issues d’autres civilisations antéislamiques. La principale influence artistique vint de la tradition classique et naturaliste de l’antiquité, qui était prévalente sur les rives Est de la Méditerranée. Les méthodes formelles développées par les Byzantins et les Sassãnides vinrent s’y additionner, ce qui contribua à affecter les métaux et tissus utilisés et apporta la représentation d’animaux, végétaux et de motifs figuratifs.

Dans le domaine architectural, on peut citer en exemple les splendides résidences de souverains omeyyades en Syrie où abondent les représentations d’animaux et de végétaux de toutes sortes.

Cependant, avec le temps, les artistes développèrent de nouvelles techniques, de nouvelles formes et conventions décoratives qui distinguèrent leurs travaux de ceux de leurs prédécesseurs. Ainsi, à travers un processus d’adoption, d’adaptation et de création, un nouveau sens d’expression artistique émergea à la fin de la dynastie omeyyade, et c’est ce dernier qui contribuerait à distinguer ce qui est Islamique de caractère de ce qui ne l’est pas.

Parmi les constructions représentatives de la période omeyyade, on trouve le dôme du rocher à Jérusalem (construit en 691), qui sera achevé sous le mécénat du calife Abd Al-Mãlik (685-705). Ce dernier dispose d’un style typiquement byzantin, mais témoigne également d’un esprit propre à l’art islamique par l’harmonie générale qui se dégage de ses lignes et de sa conception en générale.

   La grande mosquée de Damas (également appelée Mosquée des Omeyyades) fut elle construite sur le site d’un ancien temple grec antique. Bâtie au début du VIIIème siècle de notre ère par le calife Al-Walid, elle réutilise les éléments de l’ancien édifice, tout en respectant scrupuleusement la disposition exacte des lieux de la première mosquée de l’Islam bâti à Médine, appelée aussi «mosquée du Prophète». Et si l’on peut admirer à travers ses nombreuses mosaïques des paysages et villes sorties de l’imagination collective de l’époque, aucuns motifs animales ou humains n’est présent, garant du respect d’une injonction traditionnelle qui veut que seuls les corps ne projetant pas d’ombre soient représentés dans les mosquée.

Source: Islamdefrance.fr

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