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  • 7/6/2016
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«Il faut savoir arrêter une grève»

 

hollande

 

Dans une interview à La Voix du Nord, le chef de l'État emprunte une célèbre formule de l'ancien secrétaire général du PCF.

 

C'est une de ces phrases qui reviennent régulièrement dans le discours des politiques, de gauche comme de droite: «Il faut savoir arrêter une grève», déclare François Hollande dans une interview à paraître mardi dans La Voix du Nord. «Le gouvernement a montré sa volonté de dialogue», complète le chef de l'État, visiblement lassé par la poursuite des mouvements sociaux contre la loi travail.

 

 Quand les capacités de négociations sont épuisées, reste donc la déclaration incantatoire. La paternité de la formule revient à Maurice Thorez, lors du Front populaire, dont la gauche célèbre cette anéne les 80 ans. «Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue», avait déclaré le leader du PCF lors des grandes grèves de juin 1936, quelques jours après la signature des accords de Matignon. Une prise de parole déterminante, qui avait précipité la fin du mouvement.

 

Appel à la «responsabilité» avant l'Euro 

 Depuis, la formule a fait florès auprès des politiques. Elle ressurgit fréquemment en période de grève. Nicolas Sarkozy l'a par exemple utilisée en novembre 2007, après sept jours de mouvement social dans les transports. «Il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion», avait assuré le chef de l'État devant le congrès des maires. En 2011, Nicolas Sarkozy s'est à nouveau inspiré du dirigeant communiste dans un contexte différent. En visite en Afghanistan pour annoncer le retrait d'un millier de soldats français, le président a estimé qu'il fallait «savoir finir une guerre». Plus récemment, c'est Jean-Christophe Cambadélis, avertissait les députés socialistes indisciplinés lors du vote sur le programme de stabilité: «Il faut savoir arrêter une fronde!».

 

 Sur le fond, François Hollande appelle les syndicats à la «responsablilté» alors que le coup d'envoi de l'Euro de foot sera donné vendredi. «Ces mouvements causent des désagréments à nos compatriotes et donnent une image de la France qui n'est pas conforme à la réalité, alors que la France est la première destination touristique du monde», déplore-t-il. Ajoutant à propos de la SNCF: «Nul ne comprendrait que la grève se poursuive au détriment des comptes de la compagnie publique, du bon déroulement de l'Euro mais, surtout, des voyageurs qui ont à se déplacer chaque jour pour aller à leur travail.»

 

 

source: lefigaro.fr

 

 

 

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