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  • 9/4/2008
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Un coeur en forme d’un point d’interrogation

Solitude

Le soleil se lève sur ma pauvreté

Il met en valeur les petits détails

La solitude, la tristesse, le chagrin…

Entourée de fleurs, je n’en vois aucune

Elles sont sans couleur, sans odeur et sans éclat

Les semaines m’agacent et les jours m’ennuient

Les fenêtres n’ouvrent pas, les portes sont fermées

Et les cœurs blindés

Et je ne suis pas transparente

Les mots sont lourds, ils tombent par terre

Puis piétinés et enterrés par l’oubli

Je joue avec les débris de mon cœur

J’essaie en vaine de les coller

Ils ne collent pas

Ils sont jaunis et fanés

Ils n’ont plus la forme d’un cœur

Mais plutôt d’un point d’interrogation

Le soleil se lève sur ma pauvreté

 

Elham Aryapour

 

Source:Revue Le Pont, N:4, Printemps 2007, P.34.

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