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  • 14/5/2008
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Milieu ou hérédité (2)

   Le premier facteur (l’hérédité pure) nous indique que l’aptitude mentale, considérée dans sa pureté totale, caractérise tous les êtres humains, au même titre que l’ensemble des fondements biologiques et vitaux (le besoin de nourriture, le sommeil, la sexualité etc.).  

En d’autres termes, le genre humain dans son ensemble (tous les êtres humains) hérite, à l’origine, d’une façon égale d’une aptitude mentale sans faille, ni défaillance, ni différence de degré.

   Ce facteur d’hérédité pure est désigné dans le texte précité par «celui dont l’embryon fut pétri avec son ‘aql», et qui représente l’homme qui comprend toute l’idée exposée dès le début de son exposition. Toutefois, la défaillance ou la différence de degrés dans l’aptitude mentale, que l’on constate chez les êtres humains, s’explique par une hérédité accidentelle, si l’on peut dire, qui se produit dans le milieu utérin, entre autres.

   On sait que les différents accidents (choc, hausse de température, malnutrition etc.) que la femme enceinte subit pendant la grossesse laissent des traces sur le cerveau du foetus. Aussi la législation islamique prend-elle, comme nous le verrons plus loin, un soin particulier du milieu foetal et nous fait de nombreuses recommandations à cet égard, afin d’améliorer et d’assainir la progéniture.

Dans le ventre d'une mère

   En tout état de cause, le texte précité fait référence au milieu foetal ou à ce que nous nous permettons d’appeler les composantes de l’hérédité accidentelle, lesquelles contribuent à modifier les aptitudes mentales et à les transférer du niveau de la pure hérédité fixe à celui de l’hérédité accidentelle et altérée du milieu foetal. C’est du moins ce qui ressort de la parole de l’Imam al-Sâdiq (p) à propos de celui «dont le ‘aql fut composé dans le ventre de sa mère» et qui représente l’homme qui comprend toute l’idée exposée et parvient à la redire telle quelle, ce qui signifie qu’il est doté d’une aptitude mentale moyenne, en comparaison avec l’aptitude mentale supérieure dont jouit celui qui conserve intacte son hérédité pure.

   Toutefois il convient de noter que la structure mentale du foetus, telle que l’Imam al-Sâdiq (p) l’entend très probablement n’est pas le produit du seul milieu foetal, mais subit l’influence de deux sortes d’hérédité accidentelle (phénotype): l’une au niveau de l’utérus de la mère après la formation du foetus, l’autre au niveau du sperme avant la fécondation. Par exemple l’alcool pourrait détruire un nombre important de neurones du cerveau. Cette destruction se répercuterait sur le système nerveux de l’individu et par voie de conséquence sur ses gènes, et puis sur le sperme qui se dépose dans l’utérus de la mère.

 Donc ni le changement intervenu lors du développement du foetus ni ceux survenus au niveau du système nerveux de l’émetteur du sperme ne font partie de l’hérédité pure du nouveau-né.

   En tout état de cause, l’hérédité pure qui caractérise tout le genre humain et celle accidentelle (avant, pendant et après la fécondation), c’est-à-dire le milieu foetal et son influence sur l’hérédité pure, auxquelles fait référence l’Imam al-Sâdiq (p) montrent que la conception de l’Islam de l’hérédité accidentelle (phénotype) ne diffère presque pas dans ses grandes lignes de celle des courants laïcs.

Pour ce qui concerne le troisième facteur qui détermine l’aptitude mentale de la personnalité, l’Imam al-Sâdiq l’a symbolisé par «celui dont le ‘aql fut composé à l’âge adulte» pour signifier l’influence du milieu qui débute après la naissance.

   Et là on verra que l’Imam Ali (p), définissant les étapes du développement mental, insiste sur l’importance des expériences dans la formation de l’esprit, et que les Imams d’Ahl-ul-Bayt (p) soulignent le rôle de l’enseignement pendant l’étape de l’enfance, tout en présentant diverses recommandations relativement aux étapes prénatales.

    Ceci dit, étant donné que l’Imam al-Sâdiq a tranché clairement dans le texte ci-dessus la question de l’influence conjointe du milieu et de l’hérédité, sous leurs différentes formes, il serait superflu, du point de vue islamique ou pour un croyant, d’accorder le moindre crédit à tout courant laïc qui hésiterait à admettre le rôle de l’un ou de l’autre de ces deux facteurs. Heureusement, comme cela a été dit, la plupart des recherches contemporaines ont corroboré les faits que la législation islamique avait établis à cet égard.

Source : www.bostani.com

 

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