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  • 21/6/2008
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La théorie des quatre étapes (1)

    Cette vérité est admise par tout le monde lorsqu’il s’agit de la possession d’une propriété. En effet, au début, toute la propriété était dévolue à la communauté, et la possession individuelle ne s’est développée qu’ultérieurement. Mais il n’en a jamais été de même dans le cas du sexe. La raison pour laquelle la possession avait un aspect socialiste est que la vie était jadis tribale, et toute la tribu formait une seule famille. Les membres de la tribu qui vivaient ensemble avaient des relations, des sentiments et des intérêts communs. 

C’est pourquoi la propriété était dévolue à toute la tribu. Dans la société primitive des époques reculées, il n’y avait ni loi ni coutume qui puissent déterminer la responsabilité de l’homme et de la femme l’un envers l’autre.   

    C’était seulement la nature et les sentiments naturels qui les faisaient adhérer à certains devoirs et respecter certains droits. Même dans ces circonstances, ils ne s’adonnaient pas à une vie sexuelle sans restriction aucune. Même les animaux vivant en couple, bien qu’ils n’aient aucune loi sociale ou contractuelle, observent la loi naturelle des droits et des obligations, et leur vie sexuelle n’est pas par conséquent sans restriction.

   Dans la préface de son livre intitulé "Critique des lois fondamentales et civiles de l’Iran", Madame Manouchehriyân écrit :

Du point de vue sociologique, la vie de l’homme et de la femme passe à travers les quatre étapes suivantes, dans les différents coins du monde :

1. L’étape naturelle

2.L’étape de la domination de l’homme

3.L’étape de la protestation de la femme

4.L’étape de l’égalité des droits entre l’homme et la femme

Dans la première étape, la femme et l’homme menaient une vie sexuelle mixte, sans restriction.

    Or cette affirmation est contestée par la sociologie, laquelle admet seulement que chez certaines tribus sauvages il arrivait parfois qu’un certain nombre de frères épousent un nombre de soeurs, et que tous ces frères cohabitent avec toutes lesdites soeurs. Les enfants qui naissaient ainsi appartenaient à l’ensemble de cette communauté de frères et de soeurs vivant en cohabitation. Ou bien, selon une autre coutume, les garçons et les filles n’avaient pas de restrictions avant le mariage, mais seulement après. S’il arrivait parfois que, chez certaines tribus sauvages, une situation sexuelle plus anarchique -c’est-à-dire une situation de femmes communes- prévalait, c’était là un cas exceptionnel ou une déviation de l’état naturel général.

mariage

  

Source: MUTAHARI. Mortadhã, Les Droits de la femme en Islam, Traduit par al-Bostani, éd. Ansariyan, Téhéran, 2002, PP.94-95.

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