• Nombre de visites :
  • 2267
  • 22/10/2008
  • Date :

Les Genres Poétiques

ferdowsi

"J’ai fait revivre l’Iran avec ce persan."

Ferdowsi (XIe s.)

Sommaire:

Ghazal

Mathnawi

Qassida

Rubã’i

 

   Bien que la prose soit abondante (textes philosophiques, théologiques, scientifiques, historiques), la littérature persane est essentiellement poétique. Elle comprend plusieurs genres: l’épopée, la poésie lyrique ou mystique, le poème didactique ou moral.

Sa musicalité répond à une métrique et à des rimes plus ou moins souples généralement adaptées de la littérature arabe.

   L’originalité du poète n’est pas de briser ces règles, mais d’en explorer les variations et les subtilités, d’approfondir les symboles, d’unir la perfection de la forme à un renouvellement des idées. Un bon poète demeure traditionnel dans sa nouveauté, nouveau dans son enracinement.

Voici les principaux genres poétiques:

Ghazal: Poème lyrique relativement court (environ quinze vers ou moins), qui prit son essor dès le XIIIe jusqu’au XVIIIe s. On y parle d’amour, de vin, de mystique, de la beauté féminine, des secrets de lame et du monde. Hãfez est considéré comme le maître du ghazal.

Mathnawi ou Masnavi: Poème à caractère épique, didactique ou mystique, long de plusieurs milliers de vers. Chaque vers a une rime différente, mais ses hémistiches (les deux moitiés du vers) riment. Ferdowsi, Sanã’i, Nezãmi, Attâr et Rumi ont écrit des Mathnawis.

mowlãnã

Qassida ou Ghassideh:   Poème lyrique ou «ode», d’une longueur maximale de cent vers. Il brilla durant les premiers siècles, pour décliner plus ou moins dès le XIIIe s. Dans les cours royales et princières, la qasida fut surtout un panégyrique, mais elle peut aussi avoir un contenu satirique, élégiaque ou mélancolique.

Rubã’i (pluriel: Rubãïyãt):   Poème de quatre vers ou quatrain. Le premier, le second et le dernier vers riment, alors que le troisième est blanc. Le quatrième contient généralement une pointe. Rumi et Khayyãm les ont employés.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, P.188.

  • Imprimer

    Envoyer à un ami

    Commenter (0)