• Nombre de visites :
  • 2449
  • 17/3/2009
  • Date :

Le grand pin et le bouleau (1)

Conte du Québec - adapté d’un conte Ojiboué

une forêt

   Il y a bien longtemps, avant que les hommes n’arrivent dans le pays, les arbres étaient capables de parler. Le bruissement de leurs feuilles était leur langage calme et reposant. Lorsqu’ils agitaient leurs branches en tous sens dans le vent violent, leurs paroles étaient des discours pleins de courage ou remplis de peur.

La forêt était peuplée d’une multitude d’arbres de toutes sortes. L’érable laissait couler sa sève sucrée pour les oiseaux assoiffés.

   Un grand nombre d’oiseaux nichaient dans ses branches. Les merles venaient déposer leurs petits œufs bleus dans des nids bien installés. L’érable les protégeait du vent et de la pluie, toujours prêt à rendre service. Il était respecté aux alentours.

un orme

   Pas bien loin de lui, un orme élevait ses longues branches vers le ciel. L’orme aimait le soleil et chacune de ses branches s’élançaient vers ses rayons.

Des oiseaux ressemblant aux rouges-gorges mais en plus petit construisaient leurs nids-balançoires dans sa ramure sachant qu’ils se trouvaient à l’abri dans les hauteurs.

   Plus loin encore, le thuya offrait durant l’hiver l’hébergement à des familles entières d’oiseaux. Lorsque le froid faisait rage, le thuya refermait ses épaisses branches sur eux et les gardait bien au chaud. Les oiseaux étaient si confortablement installés qu’ils mettaient du temps, le printemps venu, à quitter leurs logis dans le thuya.

un bouleau

   Le bouleau se tenait à peu de distance. Il était mince et élégant et son écorce douce et blanche le distinguait des autres. Ses bras souples et gracieux s’agitaient à la moindre brise.

Au printemps, ses feuilles vert tendre étaient si fines qu’elles laissaient passer la lumière du soleil au travers.

   Quand les hommes arrivèrent dans ces lieux, ils se servirent de l’écorce du bouleau pour fabriquer des canots, des maisons et même les récipients dans lesquels ils cuisaient leurs aliments. Mais il arriva un jour que le bouleau, à cause de sa beauté, se mit à mépriser tout le monde.

   Le grand pin était le roi de la forêt. C’est à lui que chaque arbre devait faire un salut en courbant la tête un peu comme on manifeste son obéissance au roi. Et ce roi était le plus grand, le plus majestueux, le plus droit de tous les arbres de la forêt. En plus de sa taille, sa magnifique vêture vert foncé assurait son autorité.

Source: www.chez.com

  • Imprimer

    Envoyer à un ami

    Commenter (0)