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L’école scientifique de Najaf et le progrès intellectuel

mausolée de l’imam ‘ali paix sur lui

Conférence tenue le 26 octobre 2007

   La ville universitaire de Najaf fait partie des quatre grandes cités universitaires historiques du  monde arabo-musulman avec l’Université de Zeitoun (732), l’Université de Kairouan (860), l’Université de Azhar (970) et l’université de Najaf (1057). La cité de Najaf bénéficie de la présence du mausolée de l’Imam ‘Ali paix sur lui, dont le saint Prophète paix sur lui et sa famille a dit: «je suis la cité de la science et ‘Ali en est la porte» et qu’Ali dit de lui-même: «le messager de Dieu m’a appris mille portes de la science, et à chaque porte m’ont été ouvertes mille autres portes». 

Trois influences se sont exercées sur Najaf:

- Primo, Najaf se trouve au centre du triangle géographique (Najaf, Kufa et Hira) et le discours historique  a insisté que notre maître Abraham, ami de Dieu, s’est installé un temps, et il venait de Mascate, à Ur dans Nasiriyya dans ce chemin vers la Mecque; de plus,  comme le dit Yaqut Al-Hamawi dans son encyclopédie,  Najaf a hébergé quelques unes des plus grandes civilisations ( Babel, Sumer)

- Secundo, Kufa a hébergé le califat de l’Imam ‘Ali paix sur lui pendant quatre ans, et a rassemblé les musulmans pour jouir de la source de la Prophétie et de l’Imamat. Mohammad ibn Hassan Al-Washa est passé à côté de la mosquée de Kufa et dit: «j’ai vu dans la mosquée de Kufa neuf cents Shaykh chacun disant que Ja’far ibn Mohammad Al-Sãdiq paix sur lui  a dit», cela signifie que Kufa participe du mouvement scientifique à l’époque de l’Imam Sãdiq paix sur lui (699), comme le souligne l’historien Al-Baraqi dans son livre Histoire de Kufa

- Tertio, la fondation de l’université scientifique religieuse depuis l’arrivée à Bagdad Shaykh Mohammad Ibn Hassan Tussi (1057), sur la base de la guerre ethnique entre les musulmans dans Bagdad pendant la période abbasside

cliché des deux mausolées de al-hussayn  ibn ali et abbas ibn ali à karbalã (2007)

  La Hawza de Najaf a joué un grand rôle dans le développement de la science des principes et du droit musulman, par des savants qui ont été consignés dans les encyclopédies A’yan Al-Shia du Siyyid Mohsin Al-‘Amin Al-‘Amili et Al-Dhari’a ila tasanif al-shi’a du Shaykh Agha Bozorg Tihrani que Dieu les pardonne. Ces deux ouvrages témoignent des produits de l’université de Najaf et si nous ajoutons l’encyclopédie Poètes de Ghari du défunt Shaykh Ali Al-Khãqãni,  nous devenons certains de la prétention comme quoi Najaf est une réserve importante de science, de littérature et de poésie, et un noble lieu d’enseignement de la civilisation Islamique arabe.

Il reste, pour définir l’environnement académique najafite, à décrire les leçons particulières de l’Université de Najaf  imitant  pour la plupart les méthodes anciennes, qu’elle s’est évertuée à préserver en apportant des réformes ne dépassant pas les progrès imposés par les ijtihãd et la recherche des chercheurs. 

    Mais ce présent siècle est le siècle du progrès et a imposé l’idée de progrès des méthodes du séminaire pour l’enseignement des matières religieuses jusqu’à ce que les prétentions des réformistes atteignent le niveau de progrès adapté aux besoins de notre temps.

   Malgré les résistances des traditionalistes, les enseignements ont donc évolué sous l’impulsion de savants najafites, tels Shaykh Muzaffar, Muhsin Al-Hakim, et surtout Mohammad Bãqer Al-Sadr qui fonda l’Ecole de la théologie à Bagdad. Najaf pourrait donc poursuivre ce mouvement de réforme et accompagner un autre point fort de Najaf, le référentiel religieux (marja’iyya).

Source: Al-Alamain Institute for Higher Education

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