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  • 13/6/2009
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Résultats de la liste antisioniste: analyse non autorisée

   Le scrutin du 7 juin 2009 aura été marqué par l’apparition d’une liste antisioniste conduite par  M.Dieudonné M’Bala M’Bala en Ile de France.  La providence voulut que ce courant naisse d’une élection européenne, à la fois source d’incompréhension, de symboles  et d’espoir. Incompréhension, car le paysage politique français s’était depuis longtemps habitué à un sommeil amnésique confortable, qui lui avait fait oublier les vertus du débat politique réel. Symbole, car cette liste est la première de la sorte sur l’ensemble de la scène politique européenne, celle là même qui fut, soixante ans plutôt, à l’origine du drame palestinien. Espoir enfin, car l’émergence d’une liste populaire, issue des entrailles de la nation française, décidée à se délivrer d’un système corrompu, marquait la renaissance d’une citoyenneté renouvelée, libérée des faux semblants et des boutefeux installés ça et là par les ennemis de ce peuple, qui garde malgré tout vivant le souvenir de ses réalisations, et encrée dans son cœur la fierté de son indépendance.

quel avenir pour la france?

   Cette liste fut exemplaire à bien des titres. Elle est d’abord la manifestation d’une concordance poussée entre les expériences éclectiques et variées d’hommes et de femmes, que réunit pourtant un destin commun, placé au-dessus de toutes les divergences accessoires.

La force de cette liste découle sans nul doute de cette incroyable conscience politique, qui la fonde toute entière, sine qua non, et qui subjugue toute velléité d’égoïsme partisan.

  L’on peut prétendre, avec quelque emphase peut-être, que les «sans-noms» de la liste antisioniste, ont produit l’un des plus jolis morceaux d’anthologie politique de l’histoire contemporaine. Gageons sans peur qu’elle fut un exemple rare d’un vrai travail politique, au sens pur du terme. Elle représente la rationalisation d’un instinct de survie, à travers le plus noble des projets politiques: celui du vivre ensemble, dans la paix, pour le bien de la collectivité. Elle est aussi porteuse d’un message fort: l’avenir semble toujours appartenir à l’opprimé. Quel magnifique symbole que de voir M.M’Bala M’Bala porter l’étendard d’une lutte d’émancipation d’un peuple et fusionner avec ce qui avait autrefois été, dans les profondeurs de l’histoire, son oppresseur. Voir celui qui s’apparente lui-même à un «esclave», vouloir libérer son ancien maître, asservi à son tour, relève d’un héroïsme antique. C’est pourquoi nous ne pouvons qu’être reconnaissants envers cette interprétation lyrique de l’épisode dramatique de Spartacus, en hommage au courage, à l’humanité et à la hauteur de vue de M.M’Bala M’Bala. Ses compagnons de lutte ne sont d’ailleurs pas en reste, chacun prenant sur soi une part du fardeau indissociable de toute mission historique. M.Soral a su tirer les conséquences exigeantes d’une analyse lucide et d’un parcours politique initiatique déçu, pour entrevoir finalement les nouvelles réalités de la politique française et au-delà, les clivages doctrinaux qui s’en dégagent. Il tend la main à cette France millénaire, qui, broyée entre peur et espoir, hésite parfois à franchir le Rubicon, en traitant d’égal à égal avec la progéniture d’une immigration qu’elle s’est vue imposée, parfois à son insu.

Soral est cet heureux «qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage» mais aussi ce sage, qui montre à ses amis, sous les vagues agitées d’un monde changeant et infidèle,  la direction à suivre pour que le radeau de la Méduse rejoigne enfin la terre ferme. M.Ghouasmi est cet homme, à la fois méconnu, oriental et familier.

   Animé de bonnes intentions, il est l’Autre que l’on pourrait rencontrer peut-être sur notre passage, au détour d’un boulevard ou d’une cité; il porte l’héritage mauresque de la France et aussi un message d’avenir, annonciateur d’une coexistence pacifique entre la religion et la République. S’en dégage la chaleur humaine, qui semble seule capable de solutionner les contradictions exacerbées par l’individualisme, les petits égoïsmes nourris de l’isolement et du non-dit, si loin des valeurs morales, aujourd’hui exilées, et portées par un esprit chevaleresque. Et l’on pourrait en dire autant de chacun de leurs compagnons de lutte, qui partagent en commun, l’humilité de croire que nous sommes tous humains. Chapeaux bas…

les valeurs chevaleresques à redécouvrir

   1,30% c’est à la fois peu et beaucoup. Peu, car l’enjeu mériterait certes que les français se positionnent sur ce sujet central qu’est l’antisionisme. Mais c’est surtout beaucoup, car le mérite de cette liste est déjà d’exister, ce qui forme un soi une victoire éclatante. Le boycott médiatique imposé par le système n’a pas pu étouffer la voix, d’ailleurs habilement orchestrée, d’une liste qui a su jouer sur le terrain même de la victimisation tant appréciée du lobby sioniste: le «roi est nu». Le projet antisioniste ne pourra véritablement s’ancrer dans la politique française qu’au prix d’un lourd travail de réflexion et d’une intelligence politique intransigeante. Le défi consiste à démontrer l’importance de cette lutte d’émancipation des forces vives de la Nation, afin de retrouver les avantages de la citoyenneté.

C’est de la libération du peuple français que naitraient les solutions aux problèmes qui l’enchaînent. L’antisionisme est le combat d’avant-garde, du franc tireur, destiné à poser les bases d’une lutte politique conventionnelle, affranchie des tabous et des écueils posés à ses pieds par l’idéologie sioniste et son corollaire politico-économique.

   Sans le peuple, sans cet esprit citoyen, sans liberté de parole, sans possibilité d’argumenter, aucune véritable lutte politique n’est possible, tout est biaisé. La grandeur de cette liste vient de ce qu’elle appelle à une révolution culturelle, à une révolution des valeurs, à mettre fin au matérialisme ambiant, à la dictature de l’atome consumériste au profit d’un élan de solidarité et de sacrifice. La liste antisioniste est l’anti mai 68: elle signe la fin de la décadence morale et politique, et invite de nouveau le génie politique dans les antichambres de la république. Elle suppose donc un nettoyage complet du personnel politique, un renouveau intégral de la classe politico-médiatique, une épuration pacifique des institutions et des centres de pouvoir. La crise politico-économique que traverse la France, à l’instar des autres nations européennes, forme le terreau propice à un retour sur soi,  afin de remettre à plat des supposés et des acquis intellectuels dévoyés et trompeurs.

ulysse s’accroche au mât pour résister au chant des sirènes

   Cela dit, le courant antisioniste devra se méfier du plus grand ennemi de tout courant émancipateur: la division. «Diviser pour régner» est évidemment la devise des puissants et c’est l’outil politique qu’ils emploient en permanence, comme le prouve l’histoire de tout mouvement d’émancipation. Il existe plusieurs palliatifs à la division. Le premier est de ne pas s’approcher trop près, de lier trop étroitement le sort des uns à celui des autres. Les différentes composantes d’un courant politique doivent savoir se ménager une indépendance et une marge de manœuvre suffisante pour ne pas avoir à subir directement et sans retour possible, l’impact néfaste d’un événement qui toucherait une autre composante.

Il n’est donc pas nécessaire, ni utile, que les composantes de la liste antisioniste soient liées «programmatiquement» et organiquement les unes aux autres. Dans le cas contraire, ce qui faisait au départ la richesse d’un courant, de par sa diversité d’horizons, devient une faiblesse. 

   Deuxième palliatif, il faut tâcher à ne pas apposer au courant antisioniste un programme trop précis de gestion politique, qui disqualifierait arbitrairement des solutions auxquelles adhéreraient d’authentiques partisans antisionistes: par conséquent, la mise en avant d’un programme trop détaillé aurait toutes les chances de disperser l’électorat antisioniste, qui se caractérise par ailleurs par la diversité de ses origines et de ses opinions politiques.

Le courant antisioniste semble plus un mouvement d’émancipation qu’un parti de gouvernance. Il est porté par une opportunité historique, destinée à ouvrir un champ pour le débat politique, au sein duquel des tendances nouvelles et authentiquement citoyennes pourraient s’exprimer librement.

risque et dangers de la division

Sources:

Remacle.org

Google.com

Listeantisioniste.com

Elections2009-results.eu

Elections.interieur.gouv.fr

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