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  • 29/4/2008
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Sur le plan des fondements mentaux (1)

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   Il est presque établi que les "aptitudes mentales" sont d’origine héréditaire. Et il est superflu d’essayer de corroborer ce fait par les recherches, les expériences et les études laïques menées dans ce domaine. Cependant, certains courants laïcs, en particulier le courant conditionnel en psychologie (l’Ecole de Pavlov, et le courant psychologique contemporain, en Union Soviétique, en général) rejettent avec force cette vérité.

En effet les tenants de ce courant ont effectué différentes études sur les aptitudes mentales pour essayer de démontrer que celles-ci sont tributaires des systèmes du "réflexe conditionnel".

Pour mieux comprendre les idées clés de ce courant, nous essayons de simplifier ses concepts essentiels par des exemples illustratifs :

   Si un léger courant électrique touche notre main, nous réagirons à ce stimulus en retirant notre main. Cette réaction est un "réflexe" inné. Mais si au moment où le courant touche notre main, le tintement d’une cloche est déclenché simultanément, et que cela se reproduit plus d’une fois, nous réagirons de la même façon (retrait de la main), au tintement de la cloche lors bien même qu’il n’y a pas de courant électrique. Notre réaction s’explique ici par l’association ou le lien entre le tintement et le courant électrique. Notre réaction dans ce second cas de figure s’appelle "réflexe conditionné" : c’est-à-dire que c’est un processus "psychique" dans lequel le sensoriel (le courant électrique) est conditionné par ce qui est "psychique". En d’autres termes, le tintement, un trait psychique, est devenu le signal indicateur d’un trait sensoriel (sensitif, sensible).1

   Et lorsque nous utilisons un signal verbal (c’est-à-dire la prononciation du mot cloche) ou graphique (l’écriture ou la transcription de ce mot), nous aurons la même réaction (le retrait de la main), étant donné que le mot prononcé ou écrit constitue un symbole du tintement de la cloche. Ce conditionnement est dénommé "le système de signaux secondaires", en référence au système des signaux premiers.

Cette notion essentielle de réflexe conditionné nous permet de mieux comprendre la raison pour laquelle le courant de conditionnement présume que les activités mentales sont acquises et non héréditaires.

   Pour corroborer leur thèse, les tenants de ce courant se sont appuyés sur les expériences faites sur des enfants qui ont perdu le sens des rythmes ou chez qui ce sens est défaillant. Après avoir été soumis à plusieurs stages d’entraînement, les dits enfants ont obtenu des résultats positifs. Les expérimentateurs en ont conclu que le sens des rythmes est engendré par des associations de sons qui représentent des réponses à des stimulus sonores "composés" dans lesquels la gamme du son est le stimulus le plus fort, ce qui signifierait que ce phénomène repose totalement sur le réflexe conditionné, lequel est un élément psychique purement environnemental.

   Si le courant de conditionnement avait raison de souligner l’influence du milieu dans ce domaine, sa thèse ne saurait toutefois démentir la place de l’hérédité, démontrée par des courants opposés (les tenants du déterminisme héréditaire) à travers diverses expériences concluantes, faites aussi bien sur le même type d’enfants, que sur des vrais jumeaux.  Dans ce dernier cas, on a placé les vrais jumeaux dans des milieux totalement différents, leur sens des rythmes est resté identique. De même ils sont restés identiques dans leurs traits psychologiques, tels que le caractère emporté, l’angoisse, le calme etc.

En résumé, les expériences faites par le courant de conditionnement ont été neutralisées par des expériences similaires, réalisées sur des individus privés du sens des rythmes, et qui ont débouché sur des conclusions contraires à celles tirées par les tenants de la thèse conditionnelle.

( à suivre…)

Note :

1. En 1904, Pavlov a découvert que, si l’on fait sonner une cloche chaque fois qu’un chien est sur le point de recevoir de la nourriture, on parvient à provoquer un flux réflexe de salive qui persiste même si on ne lui donne rien à manger. Pavlov a montré que si l’on fait régulièrement précéder un événement biologique important (comme le fait de présenter sa nourriture à un sujet animal) par un événement arbitraire (le tintement d’une cloche par exemple), la cloche devient le signal de la nourriture: l’animal salive et s’apprête à manger lorsqu’il entend la cloche. Son comportement est donc un réflexe conditionné par la cloche. (NdT)

 

Source: www.bostani.com

 

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