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  • 16/10/2007
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Visite historique de Vladimir Poutine en Iran

 

Ahmadinejad et Poutine

Les présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad et russe Vladimir Poutine, le 16 octobre 2007 à Téhéran

 

  Le président russe Vladimir Poutine a entamé mardi à Téhéran la première visite en Iran d'un dirigeant du Kremlin depuis 1943, pour un sommet des pays de la Caspienne qui devrait être éclipsé par ses entretiens avec les dirigeants iraniens sur la question du nucléaire.M. Poutine a maintenu sa visite malgré des informations sur une menace d'attentat suicide le visant lors de son séjour.

   Le sommet des chefs d'Etat des cinq Etats riverains de la Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie, Turkménistan) ne devrait déboucher sur aucune percée pour définir le statut de cette mer dont le sous-sol est riche en hydrocarbures.En revanche le suspense reste entier sur le résultat des entretiens que le président russe aura avec le président Mahmoud Ahmadinejad, puis avec le guide suprême, l'ayatollah Ali Khâmenei, plus haute autorité de l'Etat.

   La Russie est le dernier pays, avec la Chine, à s'opposer à l'adoption d'une troisième résolution du Conseil de sécurité de l'ONU infligeant des sanctions à Téhéran, à cause de son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.Moscou mise encore sur l'engagement de Téhéran, pris en août, d'éclairer enfin l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur les zones d'ombre de son programme nucléaire.

   M. Poutine a déclaré mardi matin que le document final du sommet de la Caspienne, qui devrait être signé à la mi-journée, a fixé "le principe de l'impossibilité pour un Etat de mettre à disposition son territoire en cas d'agression contre un autre Etat".

   Une disposition particulièrement importante pour l'Iran, qui redoute que les Etats-Unis utilisent l'Azerbaïdjan pour une attaque contre leur pays, bien que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev en ait exclu l'éventualité.

   M. Ahmadinejad a loué "l'unanimité des pays riverains sur le fait que (...) seuls leurs navires et leurs forces militaires doivent être autorisés en mer" Caspienne.Les questions de sécurité devraient occuper une place de choix dans les entretiens de M. Poutine avec ses interlocuteurs iraniens.Le président russe a multiplié récemment ses avertissements contre un durcissement des sanctions envers Téhéran.Il a dit lundi que "faire peur aux dirigeants iraniens ou au peuple iranien, c'est sans perspective. Ils n'ont pas peur".

Sur la Caspienne, les parties ont soutenu des points de vue antagonistes.L'Iran et le Turkménistan défendent un partage de la Caspienne, qu'ils considèrent comme un lac, en cinq zones d'influence égales, alors que les trois autres riverains la considèrent comme une mer dont le partage est fonction de la longueur de leurs côtes respectives.Téhéran et Achkhabad reprochent aux trois autres riverains d'avoir commencé l'exploitation des ressources en hydrocarbures avant la conclusion d'un accord.

"   Pour le Turkménistan la pratique d'actions unilatérales pour les travaux pétroliers sans accord de toutes les parties est inacceptable", a dit lors du sommet le président Gourbangouly Berdymoukhamedov.

   Son homologue russe a suggéré en retour de "ne pas attendre un accord final sur le statut de la Caspienne pour conclure un accord sur le partage de l'exploitation des fonds".

Source: www.afp.com

 

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