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Les Mèdes (~VIIe-~VIe s.)

prince de mède tenant une citadelle miniature, symbole de son royaume et de son pouvoir, d’après un bas-relief assyrien du ~viiie s.

   Installés dans l’actuel Kurdistãn Iranien, les Mèdes se heurtent régulièrement à l’Assyrie, qui effectue d’abord des raids réguliers dans la région, avant d’en faire des provinces Assyriennes dès le règne de Sargon II (~722-~705). Au ~VIIe s., les tribus mèdes décident de se fédérer et de constituer un état uni sous un seul roi pour se délivrer de la tutelle Assyrienne. Cette unité fut l’œuvre de Déiokès, fondateur de la dynastie Mède et de la ville d’Ecbãtãne (Hamedãn), et de son descendant Phraortès Ier.

Les Mèdes furent vaincus par les Scythes, alliés des Assyriens, et qui dominèrent la Médie pendant vingt-huit ans.

   Puis le roi de Mède Cyaxare délivra son royaume et s’allia aux Babyloniens, grâce au mariage de sa fille avec Nabuchodonosor II. Les Mèdes prennent Assur (-614) puis, avec les Babyloniens, Ninive (-612). Cyaxare occupe aussi le royaume occupé par les Perses, qui avaient émigré du nord-ouest au sud-ouest, pour s’installer sur l’ancien territoire de l’Elam.

les mèdes. bas-relief de persépolis, ~v s.

   Il attaque le royaume d’Urartu et parvient jusqu’à la frontière du royaume de Lydie, en Asie mineure, avec lequel il signe un traité de paix. A l’est, le royaume mède étend son influence jusqu’en Asie centrale et aux portes de l’actuel Afghanistan. Malgré sa richesse, alimentée par le commerce, l’élevage, l’artisanat et le butin des guerres, ce royaume ne dura pas.

le royaume de mède

   Il ne semble pas avoir constitué un réel empire, faute d’une organisation administrative et d’un pouvoir centralisés. Au -VIe s., les Mèdes sont absorbés par l’Empire achéménide fondé par les Perses, et au sein duquel ils conserveront néanmoins un rôle privilégié: sur les bas-reliefs de Persépolis, des gardes perses et mèdes se tiennent côte à côte, et les guerres entre la Perse et les Grecs sont appelées «médiques».

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, PP.39-40.

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