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  • 11/3/2010
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La production de richesses dans l’économie Islamique (2)
iran

La production de richesses

   La production de richesses à grande échelle, doit être un slogan national. La production scientifique et technologique, la production de richesses, la hausse du prestige national, la production de biens et enfin la formation de gens qualifiés, sont différentes formes de production.

La République Islamique accepte et approuve sans réserve, le principe de l’investissement et la production de richesses par les investisseurs à l’intérieur du pays, qui contribuent au progrès, au développement économique et à la création d’emplois. C’est le gouvernement qui doit planifier des politiques pour adapter la production de richesses et de biens dans ces secteurs, à la justice sociale.

   Sans prospérité économique et possibilités de recrutement et de production de richesses, ce sont les classes inférieures de la société et les personnes défavorisées, en particulier la classe ouvrière, qui en souffriront en premier lieu et le plus. C’est ce que l’ennemi souhaite.

   Les responsables gèrent les affaires du pays et doivent permettre aux citoyens de s’engager dans des activités économiques légales et saines, car la production de richesses n’est pas interdite en Islam. Toutefois, ils doivent empêcher l’emploi de méthodes illégales et l’abus du bien public.

La production de richesses sans le respect de la justice

   Dans les pays développés, industriels et riches, on constate que la pauvreté n’a pas été déracinée, que la justice n’a pas été instaurée et que les principes moraux n’ont pas été atteints.

   Bien que la richesse y soit produite en grande quantité, la morale se dégrade et décline. Dans le système capitaliste, le travail humain ne sert qu’à augmenter les richesses.

   L’objectif principal des systèmes capitalistes est la croissance économique et la production de richesses. Celui qui produit davantage et de meilleure qualité, se place au premier rang, sans se soucier des conséquences de la discrimination, et des inégalités sociales et économiques. Dans de tels systèmes, même les politiques selon lesquelles les richesses sont distribuées, sont des politiques erronées. Dans le système capitaliste, il est aberrant d’encourager le peuple à accumuler des richesses que le système aura la responsabilité de distribuer! «Cela est absurde et ne profitera pas à la croissance économique», précise le Capitalisme.

La répartition des richesses

   Ceux qui disent que la justice revient à partager la pauvreté, veulent dire qu’il faut abandonner la justice et se consacrer à la production de richesses, pour que ce soit les richesses qui soient réparties et non la pauvreté.

Chercher à produire des richesses sans se soucier de la justice, aboutira à ce qui se passe actuellement dans les pays capitalistes. Dans le pays le plus riche du monde - les Etats-Unis - il y a des gens qui meurent de faim et de froid.

    Ce ne sont pas des slogans mais des réalités manifestes et journalières. Ce qui importe le plus pour la République islamique est l’élaboration d’une situation qui permette à tout le monde de profiter des ressources et qui puisse faire disparaître la pauvreté, les discriminations, les inégalités des chances et les inégalités devant la loi.

Les critères de répartition des richesses

   La production de richesses sans souci de justice, conduit la société à un stade où les plus intelligents et les plus doués sont capables de s’enrichir de façon considérable du jour au lendemain. La société est répartie en trois groupes, des gens très riches, une majorité de gens qui mènent une vie moyenne et les autres qui vivent dans des conditions très difficiles. Par conséquent, il n’est pas juste de dire que la justice est secondaire par rapport à la production de richesses. Administrer la justice signifie une distribution équitable et raisonnable des ressources du pays, et un effort pour augmenter ces ressources pour que chacun en profite davantage.

La répartition des richesses dans le régime Islamique

Le système Islamique exige une société riche et non une société pauvre et arriérée. Il exige aussi une croissance économique qui contribue à l’égalité sociale. Le bien-être public n’est pas la seule question à prendre en compte, ce qui prime est que la pauvreté, et l’inégalité dans l’accès aux biens publics, soient abolies.

   Tout individu est propriétaire de ses biens. Mais le bien commun, les possibilités et les équipements publics appartiennent à tous sans aucune discrimination. Bien sûr, il ne faut pas croire que la République Islamique ne recherche qu’un accroissement quantitatif des richesses où un certain groupe s’enrichit en profitant de toutes les voies possibles dans ce secteur, et sous estime l’importance des indices tels que le revenu moyen par habitant ou le taux de production nationale, car une augmentation des richesses ne sera pas toujours le signe d’une marche du pays vers le progrès.

Le fonds monétaire international

   Ceux qui travaillent dans les centres de programmation et de recherche scientifique, et traitent les questions de politique internationale et les questions vitales du pays, ne doivent pas imiter les modèles occidentaux et les formules économiques de l’ouest comme celles de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international, dont les théories ne sont pas utiles à un pays comme l’Iran. Bien sûr, nous pouvons profiter de leur expérience et de leurs réalisations. Partout où ils ont acquis une certaine expérience ou fait des progrès, nous pouvons tirer leçon de ces réalisations. Mais nous devons élaborer un plan personnel en fonction de nos besoins nationaux.

mahathir bin mohamad

  Il y a un certain temps, Mahathir Bin Mohamad, ancien Premier ministre malais, qui était un responsable très précis, sérieux et travailleur. A cette époque, plusieurs évolutions avaient eu lieu en Asie orientale. Un séisme économique avait secoué la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande. Les capitalistes sionistes et d’autres puissances capitalistes avaient conduit certains pays à la faillite, par leurs opérations bancaires et monétaires. Dans cet entretien, le Premier ministre malaisien m’a dit: «Je peux seulement vous dire que nous sommes tombés dans la misère en un clin d’œil.»

   C’est évident, quand un pays devient économiquement dépendant et essaie d’appliquer les recettes financières de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, un tel sort est toujours envisageable. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international font partie de ce grand puzzle. Il est très dangereux que les évolutions financières mondiales soient contrôlées par les superpuissances internationales, comme c’est le cas aujourd’hui.

Source: Khamenei.ir

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