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  • 8/8/2011
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Mowlãnã (1)

mowlana

  Né à Balkh, en Afghanistan, Rumi est tout à la fois l’un des plus grands mystiques et l’un des plus grands poètes de l’Orient soufi. Jeune encore, il fuit avec sa famille devant l’avancée des Mongols. Après un séjour à La Mecque, ils s’installent finalement à Konya (Turquie), alors sous domination seljoukide. Succédant à son père docteur en religion, Rumi y enseigne la jurisprudence et la loi islamique. En 1244, il rencontre un mystique dont on ne sait presque rien, sinon qu’il va bouleverser sa vie: Shams de Tabriz. Avec ce maître, Rumi apprend l’embrasement

d’amour, l’union contemplative, la science cachée. Shams disparaît seize mois plus tard, sans doute assassiné. Rumi crée alors un rituel de musique et de danse qui vaudra à son ordre des Mawlawiya le surnom de «derviches tourneurs».

   Il meurt à Konya, où son tombeau est un lieu de pèlerinage. On lui doit des lettres, le Livre du dedans (un recueil de discours sur la spiritualité sourie), et divers opuscules. En poésie, il disait succéder à Sanã’i et à Attãr. Il écrivit des quatrains, un recueil d’Odes pour son maître Shams (qui comprend plusieurs centaines de ghazals* et de quatrains), et surtout un Mathnawi de plus de 25’000 vers, toujours vénéré comme une somme persane du soufisme.

Sultan Valad, un fils de Rumi, devint le maître de l’ordre Mawlawiya en 1284 et écrivit en persan plusieurs livres poétiques et mystiques.

   La poésie de Rumi est une extraordinaire musique de symboles. Ses images ont une beauté concrète qui illuminent toutes les directions de lame et du monde et renvoient partout la lumière de Dieu. Chaque vers ouvre à la contemplation, réverbère un appel de l’Invisible et semble danser d’extase dans l’amour.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, PP.196-197. 

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