• Nombre de visites :
  • 2991
  • 4/9/2008
  • Date :

Jusqu’à la fleur du néant

می رفتیم، و درختان چه بلند و تماشا چه سیاه

راهی بود از ما تا گل هیچ

مرگی در دامنه ها ، ابری سر کوه، مرغان لب زیست

می خواندیم: بی تو دری بودم به برون و نگاهی به کران و صدایی به کویر

می رفتیم، خاک از ما می ترسید و زمان بر سر ما می بارید

خندیدیم، ورطه پرید از خواب و نهان ها آوایی افشاندند.

ما خاموش و بیابان نگران و افق یک رشته نگاه

بنشستیم ، تو چشمت پر دور، مندستم پر تنهایی و زمین پر خواب

خوابیدیم. می گویند دستی در خوابی گل می چید.

 

une peinture de sohrab sepehri

Nous marchions ensemble.

Hauts étaient les arbres,

Noir l’espace de la vue!

Et longue la route qui menait vers la fleur du Néant.

Une mort dans le flanc des montagnes,

Un nuage sur la crête des hauteurs

Et les oiseaux au bord de la vie.

Et nous chantions:

"Sans toi je suis une porte ouverte au-dehors,

Un regard que limitent les rivages

Et une voix perdue dans le désert."

Nous marchions ensemble.

La terre s’effrayait à nos pas

Et le temps nous trempait de ses pluies.

Nous rîmes et soudain

Les abîmes s’éveillèrent de leur lourd sommeil

Et les fonds insondables firent entendre leurs cris.

Nous silencieux, le désert tout œil, et l’horizon: un fil de regard

Nous nous assîmes: tes yeux pleins de lointains.

Ma main pleine de solitude, et la terre pleine de sommeil.

Nous dormîmes. Et on raconte que, dans un songe,

Une main cueillait une fleur.

Source: SEPEHRI. Sohrãb, Traduit en français par Daryush Shãyegãn, Oasis d’émeraude, éd. Hermes, Téhéran, 2005, PP.7-8.

 

Poésies Relatives:

Bruit de pas

De la paupière de la nuit

Lumière, moi-même, fleurs, eau

A Golestãneh

L’exil

La demeure de l’ami

Mot frémissant de la vie

Au jardin des compagnons de voyage

Toujours

Article Relatif:

Sohrãb Sepehri et le nouveau regard sur la vie et la mort

  • Imprimer

    Envoyer à un ami

    Commenter (0)