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  • 7/7/2011
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Le roi et la religion de l’empire sãssãnide

kartir

   Comme chez les Achéménides, dont les Sãssãnides se voulaient les descendants et les continuateurs, le roi tient son pouvoir du Divin. La succession des rois se faisait de père en fils, parfois entre frères.

   Leur pouvoir reposait sur sept grandes familles aristocratiques. Dans une société fortement structurée et réglementée, le roi dominait les rois des provinces, les princes de la famille royale, les dignitaires et les nobles. Sa vie était partagée entre les plaisirs de la cour et des campagnes militaires qui pouvaient durer plusieurs années.

Le souverain, comme l’aristocratie, sont liés au pouvoir spirituel des prêtres, auxquels ils font des donations importantes.

    Si les historiens discernent mal la place du Mazdéisme à l’époque achéménide, celui-ci devient la religion officielle de l’Empire sãssãnide. Cette puissance nouvelle du clergé et du culte fut essentiellement l’œuvre de Kartir (IIIe s.). De simple prêtre, il devint un chef religieux suprême, un conseiller et un «gardien de l’âme» des rois. Dans une inscription de Naqsh-e Rostam, il dit avoir affermi la religion, établi de nombreux autels du feu, renforcé la présence des sages et puni les hérétiques.

Auparavant tolérant à l’égard des autres religions, le clergé mazdéen persécute régulièrement les manichéens, les chrétiens, les juifs, les bouddhistes et les tenants de certains courants marginaux du Mazdéisme (comme le zurvanisme).

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, P. 48.

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